EntreprendreEdito- n°61-mai 2016

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Livret d’épargne rev3 : 24 projets financés en un an


Janvier 2015, la CCI Nord de France et le Crédit Coopératif lançaient un nouvel outil bancaire unique en France dédié au financement de la Troisième Révolution Industrielle.
Ce livret d’épargne permet à tout particulier de placer ses économies avec l’assurance qu’elles serviront à financer un projet innovant et éco responsable. Chaque dépôt est rémunéré à 1,5% jusqu’à 1500€. Au delà, le taux d’intérêt descend à 0,55% jusqu’à un plafond de 100 K€. Au mois de mars, le nombre de souscripteurs s’élevait à 1243. Chacun a en moyenne déposé 9071 €. Au total, ces li- vrets ouverts ont permis de collecter 11,5 M€ dont 4,4 M€ ont été versés pour accompagner 24 projets, la moitié correspondant à des créations d’entreprises. Illustration avec trois exemples très différents.
Etienne Vergne

 

cycles get lostUn magasin de vélo doublé d’un café livres
Créé en 2014, Cycles Get Lost, magasin de vente et de réparation de vélo a pu démarrer grâce à un prêt de 15 K€ du Crédit Coopératif. Les quatre fondateurs Léa Chaffiol, Julien Hannape, Matthias Vielfaure et Rémi Jacob ont fondé leur entreprise sous forme de Scop. Un statut juridique qui leur a sans doute valu les faveurs de la rev 3. Leur magasin propose à la clientèle un salon de thé et une bibliothèque.

 

 

 

 

 

 

jean bouteilleLa consigne remise au goût du jour
L’entreprise « Jean Bouteille » créée en mars 2014 a bénéficié d’un prêt de 15 K€ en plus d’un crédit bail de 30 K€ accordé par le Crédit Coopératif. Le concept s’inscrit en droite ligne du Master plan de rev3 : l’entreprise commercialise en simultané vins, vinaigres et huiles en vrac et des bouteilles consignées. La société a installé des fontaines dans une trentaine de magasins bios répartis en France et en Belgique. Deux modes de consommation inséparables dans l’esprit des fondateurs Gérard Bellet et Alexandre Dupont. En 2015, le chiffre d’affaires s’élevait à 230 K€. « La démarche du livret rev3 m’a paru intéressante. C’est une des actions concrètes que met en place la Région », souligne Gérard Bellet.

 

 

 

my restoboxSoirées resto à domicile
Créé en août 2015, My Restobox a obtenu un prêt de 12,5 K€ au titre du livret rev 3 via la Caisse solidaire. La Nef, coopérative de finance éthique lui a versé le même montant. L’entreprise emploie 7 salariés et propose une prestation de livraison avec zéro déchet d’emballage. Comme au resto, My Restobox sert à domicile des repas commandés à des restaurants partenaires et revient récupé- rer la vaisselle réutilisable. Le prêt rev3 a permis de financer une partie de sa flotte de véhicules électriqe utilisée pour les livraisons. «Il y a eu quelques réticences. Au final, quatre banques ont accepté de m’accompagner. Faire appel aux acteurs de l’économie sociale et solidaire, ça apporte de la crédibilité au projet », témoigne son fondateur Patrice Faye.