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Législatives: Les transporteurs routiers listent leurs doléances

Le 29 mai 2017


Les représentants nordistes de la Fédération nationale des transports routiers ont présenté le 29 mai des propositions pour renforcer la compétitivité du secteur sur les marchés européens et internationaux.


FNTR bisLe transport routier, grand oublié de la campagne présidentielle ? C’est en tout cas l’avis de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR). Reste les  élections législatives pour faire un peu de lobbying. Notamment pour défendre la compétitivité des entreprises du secteur, au nombre de 2789 en région Hauts-de-France pour plus de 54 000 salariés. A ce titre, la nomination de Nicolas Hulot ministre de la transition écologique ravive le spectre de la taxe carbone, projet porté par Ségolène Royale puis abandonné en 2014 face à la grogne des professionnels.  » Quelle va être sa position ? La crispation de la profession sur ce sujet est toujours présente et un retour de l’écotaxe remettrait le feu« , avance Olivier Arrigault, délégué nordiste de la FNTR. Malgré une reprise de l’activité, le secteur reste fragile notamment pour les entreprises de transport positionnées sur les travaux publics.  » En 2015, la marge nette des transporteurs routiers est exclusivement dûe au CICE (Crédit Impôt pour la compétitivité et l’emploi N.D.L.R)« , explique René Petit, co-président de la FNTR Nord. Pour garder cette rentablilité, la fédération souhaiterait que ce crédit d’impôt soit conservé ou transformé en allègement de charges.

 

Concurrence intra-UE

 

 Autre sujet sensible: la concurrence intra-UE qui a impacté les transporteurs français au cours des dernières années. « Nous avons perdu 80 % de notre trafic international« , déplore Jean-Luc Dejode, co-président de la FNTR Nord. En cause, la concurrence des transporteurs issus d’autres Etats membres et avantagés par un coût du travail beaucoup moins élevé… Et adeptes du cabotage. La pratique désigne la possibilité pour un transporteur de réaliser des missions dans un Etat membre de transit au retour d’une livraison dans un autre pays européen. La règlementation européenne limite son usage à trois opérations dans les sept jours suivant un trajet à l’international (une fois les marchandises transportées livrées). La région Hauts-de-France est particulièrement concernée du fait de sa position géographique. « Le contrôle du cabotage reste mal défini« , remarque Olivier Arrigault. La FNTR souhaite réduire cette période de 7 à 3 jours, abaisser le nombre d’opérations autorisées à une et imposer un délai de carence entre deux périodes de cabotage. En outre, la fédération réclame une harmonisation sociale au niveau européen et une révision des règles du détachement de salariés.

Pour accélérer le développement de flottes de véhicules roulant au gaz, la FNTR préconise des mesures incitatives et des aides à l’investissement.

 

Etienne Vergne