TerritoiresECO121 - n°47 - Janvier 2015

> Développement public

La région mise sur l’énergie de l’espoir


Aucun doute, la région juge l'énergie comme le nouveau secteur stratégique. Aujourd'hui déjà, encore plus demain.


880 M€ investis par EDF cette année, la troisième révolution industrielle comme pari de développement territorial, un site d’excellence dédié en projet, la candidature de LMCU comme territoire d’implantation de smart grids… La filière énergie en région se sent pousser des ailes. Le secteur ne part pas de rien. Dunkerque s’affiche depuis longtemps comme capitale européenne de l’Europe et conforte son statut avec le deuxième plus gros chantier de France, celui du terminal méthanier et son milliard d’euros d’investissement. La centrale nucléaire de Gravelines, la plus importante d’Europe, est aussi un moteur économique majeur pour le territoire : pas moins de 230 M€ de maintenance par an, mais un total de 390 M€ investis au total cette année. Le pôle d’excellence Energie 2020 compte bien capitaliser autour de ces expertises avec en particulier un projet stratégique Euraénergie, qui serait le pendant dans ce secteur d’Eurasanté ou Euratechnologies à Dunkerque. L’infatigable Jeremy Rifkin, père et prophète de la troisième révolution industrielle, est revenu à Lille pour le suivi de son masterplan, le premier au monde à l’échelle d’une région, qui s’articule avec les premières opérations TRI, bientôt dopées par de nouveaux outils financiers, dont le nouveau plan d’épargne populaire dédié à la TRI. L’économiste américain est aussi venu à la rencontre de la communauté urbaine dont le nouveau président Damien Castelain a décidé d’emboîter le pas de la région. Et de candidater à l’appel à projet du ministère de l’industrie pour devenir le territoire français des réseaux électriques intelligents. Avec en perspective une dotation spécifique de 100 M€

O.D.

 

 

L’ÉNERGIE, PREMIÈRE FILIÈRE INDUSTRIELLE DE LA RÉGION ?

Une double étude menée par la CCI de Région et l’Insee confirme la puissance de feu de notre filière énergie nordiste. Avec 41400 salariés et 5900 établissements, elle pèse lourd : numéro quatre nationale en emplois, derrière Ile-de-France, Paca et Rhône-Alpes. Encore plus si l’on agrège les établissements secondaires : l’énergie lato sensu représente 64 900 salariés, un volume qui en fait la première activité industrielle régionale. En 2014, elle devait embaucher 3200 personnes. « Et la filière pourrait encore bien se tenir en 2015 », espère la CCIR.