EntreprendreN° 5 - octobre 2010

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Jean-Michel et Damien Carlier. Le pari du bois pour la maison de demain


Modulaires, bioclimatiques, intelligentes : les maisons à ossature bois conçues par Jean-Michel et Damien Carlier, père et fils, créateurs de Solergy à Maubeuge, développent un système de construction innovant.


A la genèse de l’idée : Jean-Michel Carlier, le père, ingénieur qualité dans un groupe de transports. Ce féru d’architecture rénovait des habitations lors de ses loisirs jusqu’à ce qu’il décide de conjuguer travail et passion. Il se lance en 2004 dans la conception de maisons « qui respectent la planète ». Il lui faudra six ans pour créer finalement Solergy en décembre 2009. L’activité ayant réellement démarré en mars. « Une longue période où se sont succédées les étapes d’homologation et de dépôt de brevets français et européen. » En mai, son fils Damien, informaticien et électronicien, le rejoint et prend en charge la partie production et réalisation des devis.

« Un jeu de lego »

Originalité du concept : le principe de construction repose sur un assemblage de modules préfabriqués intégrant l’isolation, les menuiseries, le câblage électrique et le parement intérieur. « Un peu comme un jeu de lego. Nous concevons en usine les éléments modulaires, nos clients constructeurs les assemblent sur le terrain ». Avantage du système : à coût de construction égal, il est économe en consommation d’énergie par rapport à une habitation traditionnelle (50 kWh/an/m² contre 200à 250 kWh/an/m²). Ce concept évolutif offre une grande souplesse et un gain de temps aux utilisateurs.

Accompagnée par l’incubateur régional d’entreprises innovantes, le Miti, Solergy, lauréate du concours national d’aide à la création d’entreprises innovantes, a en outre bénéficié du soutien d’Oséo qui lui a accordé 480 000 € en prêt et subventions, indispensables pour développer la R&D. Un prêt de bancaire de 100 000 € complète le dispositif. Objectif annoncé : 30 maisons en 2011. La société a déjà créé neuf emplois et 30 personnes devraient composer l’effectif d’ici trois ans. Si les Carlier père et fils sont confiants sur l’avenir , ils s’inquiètent néanmoins de « la complexité de la gestion du personnel et des démarches administratives pour une société en développement. »