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Biométhane : l’Arrageois se prépare à accueillir le technocentre


Le centre dédié à la constitution d'une future filière régionale se construira à Saint- Laurent-Blangy pour développer la technologie et le savoir-faire au niveau du territoire.


La candidature arrageoise s'appuyait sur différents atouts dont un modèle de gouvernance intéressant avec pas moins de 50 acteurs locaux présents dans un rayon de 5 km, mais aussi une viabilité économique avec un retour sur investissement hors subvention de 10 ans.

La candidature arrageoise s’appuyait sur différents atouts dont un modèle de gouvernance intéressant avec pas moins de 50 acteurs locaux présents dans un rayon de 5 km, mais aussi une viabilité économique avec un retour sur investissement hors subvention de 10 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le projet est enfin sur les rails. C’est la Communauté urbaine d’Arras (CUA) qui portera ce technocentre dédié au biméthane produit à partir de la dégradation naturelle des matières organiques et végétales et à l’injection dans le réseau de gaz naturel. Le projet de la CUA a été retenu, suite à un appel à candidatures lancé par la Région, où quatre autres intercos avaient répondu. C’est autour de ce lieu référent que s’organisera la structuration d’une filière dans les Hauts-de-France. Concrètement, le centre remplira trois fonctions : une unité de production y produira du biométhane injecté. Le centre hébergera aussi une plateforme de recherche et développement ainsi qu’un centre de formation pour développer les compétences et les outils industriels. « D’ici 36 mois, nous aurons un technocentre construit et opérationnel », annonce Philippe Rapeneau, président de la CUA.

La CUA et ses coactionnaires détaillent maintenant le projet : la société de projet sera créée en 2018, l’emplacement est déjà connu. La collectivité bâtira son technocentre à Saint-Laurent-Blangy, au sein de l’Ecopôle communautaire sur un terrain dont la collectivité est propriétaire. Ce site traitera, à terme, 86 500 Tonnes/an au total, dont des boues de stations d’épuration et plus de 20 000 tonnes issues de l’agriculture, l’agroalimentaire et la restauration. Un atout non négligeable pour alimenter l’unité. C’est même l’un des éléments qui a fait pencher la balance du côté de la CUA. 

Le montage financier se précise. L’investissement devrait approcher 12,6M€ dont 3M€ en fonds propres versés par la future société de projet. Elle aura pour actionnaires principaux Veolia (35%), Engie (35%) aux côtés de la CUA (15%) et le Syndicat mixte Artois Valorisation (15%). « Nous sommes déjà assurés d’avoir les financements de l’europe », se réjouit Philippe Rapeneau

E.V.

Biométhane région

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